Commentaires de marché

Grèce Euro Source www.lefigaro.fr   

15 juin 2015

Echec de la Grèce et des créanciers dans la "dernière tentative" d'accord?

Constat d'un nouvel échec ce dimanche 14 juin lorsque les négociateurs du gouvernement Tsipras ont quitté ceux de la BCE, du FMI et de la Commission européenne. Alors que la Grèce souhaitait poursuivre les discussions pour trouver un accord, les créanciers ont affirmé ne pas être autorisés à négocier davantage. "Ceci est très décevant et triste. C'était la dernière tentative pour combler nos différences, mais l'écart est trop grand. On peut essayer de combler un fossé mais pas un océan" déclarait une personne proche des discussions.

Les propositions grecques resteraient incomplètes.

Alors que certains progrès ont été réalisés, les pourparlers ont échoué car il resterait un écart trop important entre les plans des autorités grecques et les exigences conjointes de la BCE, du FMI et de la Commission européenne.

Encore de l'espoir avant le 30 juin

"Avec davantage d'efforts concernant les réformes côté grec et davantage de bonne volonté politique des deux côtés, une solution peut encore être trouvée avant la fin de ce mois" déclarait Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne.

La suite ce jeudi 18 juin lors de la réunion des ministres des finances de la zone Euro.

 

Obligations gouvernematales Source www.bloomberg.com   

 


 

18 mai 2015

Obligations européennes et actions encore touchées

Les emprunts d'Etats européens et les actions ont été touchés par une vente massive renouvelée mardi dernier, preuve que les récents signes d'un retour à la stabilité dans le marché ont été de courte durée.

Les mouvements ont fait écho à la faiblesse du marché des obligations gouvernementales américaines lundi dernier, où les rendements à 10 ans ont bondi à leur niveau de plus élevé depuis cinq mois.

Les marchés européens n'ont donc pas échappé à cette déroute obligataire. Les rendements à 10 ans des obligations allemandes sont passés de 0,08 mi-avril à 0,66 la semaine dernière.

"Les marchés sont et resteront nerveux à court terme et il est encore trop tôt pour penser au retour d'une tendance haussière significative" déclaraient deux stratégistes (taux d'intérêt) de BNP Paribas.

Et les marchés actions ne sont pas restés indemnes suite à cette hausse des rendements des obligations gouvernementales.

Overall inflation in the euro Source sdw.ecb.europa.eu   

 


 

11 mai 2015

QE en Europe: Mario Draghi se veut rassurant.
"La mise en oeuvre du programme étendu de rachat d'actifs se déroule de manière satisfaisante" écrivait le Président de la BCE, Mario Draghi, dans une des lettres adressées aux députés européens le 7 mai dernier.
Le programme d'assouplissement quantitatif lancé par la BCE se déroule sans heurt et "la crainte d'une difficulté pour la Banque Centrale Européenne à trouver suffisamment d'obligations à acheter n'est pas fondée" selon son Président.

Révision du plan de rachat de dette du secteur public: il n'en est pas question pour le moment.
"Il n'y a aucune raison en ce moment de modifier la composition des acquisitions mais le programme est suffisamment flexible pour pouvoir être modifié si les circonstances étaient amenées à changer" ajoutait Mario Draghi.

Zone Euro: Mario Draghi refuse de spéculer sur le scénario d'un "Grexit".
"L'irrévocabilité de l'Euro fait partie de l'Union Européenne depuis le traité de Maastricht", une règle qui a été renforcée dans le traité de Lisbonne en 2007, article 120, paragraphe 3. "Comme je l'ai dit à plusieurs reprises, y compris devant le Parlement européen, le retrait d'un des Etats membres de la zone Euro n'est pas prévu dans les traités" a déclaré le président de la BCE.

iShares MSCI China ETF Source www.ishares.com   

 


 

4 mai 2015

La flambée des actions chinoises

De nombreux investisseurs internationaux ont été pris à contre pied par une hausse de 7% des actions des marchés émergents au mois d'avril, avec notamment la flambée des actions chinoises qui a permis à son indice de référence d'atteindre sa meilleure performance mensuelle depuis début 2012.

Les actions chinoises: nouvel eldorado?

Les actions cotées à la bourse chinoise ont doublé en valeur depuis le mois de septembre 2014 tandis que l'indice MSCI China libellé en dollars a gagné près de 30% depuis ce début d'année.
Le marché est très largement soutenu par les investisseurs particuliers domestiques qui anticipent notamment de nouvelles mesures d'assouplissement monétaire de la banque centrale (PBOC).

Prudence des investisseurs internationaux

Les investisseurs internationaux semblent bien avoir été pris de court. Avec une sous-exposition à la Chine pour la plupart des investisseurs internationaux, nombreux sont donc ceux qui n'ont pas profité pleinement de cette hausse. Les investisseurs internationaux restent prudents: le stimulus lancé par le gouvernement chinois pour compenser la croissance qui ralentit va probablement se poursuivre mais cette politique sera-t-elle suffisante pour soutenir la performance des entreprises chinoises?

The Greek Cash Crunch - Source www.telegraph.co.uk   

 


 

27 avril 2015

Un défaut d'Athènes impliquerait-il une sortie de la zone Euro?

Alors que la Grèce se rapproche du scénario de défaut de paiement, le gouvernement allant bientôt être dans l'obligation de choisir entre payer les travailleurs du secteur public plutôt que la Troïka; voici comment le pays pourrait ne pas payer ses créanciers tout en restant dans la zone Euro.

Arrêt des remboursements mais lesquels?
La Grèce a quinze remboursements distincts à effectuer entre aujourd'hui et fin juillet pour un montant global de 16,5 milliards d'euros. La viabilité d'un défaut dépendra du choix des remboursements que la Grèce réalisera: le rachat de sa dette publique à court terme? Le remboursement des prêts du FMI? Le rachat des obligations détenues par la BCE?

Obligations détenues par la BCE
Le "défaut le plus évident" serait enclenché par l'échec de la Grèce à racheter les obligations gouvernementales détenues par la BCE. Mais pour avoir confirmation de cette option, il faudra attendre le mois de juillet.

Prêt FMI
Cette option devrait être confirmée en mai, mais même si Athènes ne parvient pas à rembourser ce prêt, cela ne devrait pas enclencher un scénario immédiat de défaut de paiement de la Grèce. En effet, même si la Grèce ne peut pas remplir ses obligations envers le FMI, il faudra au mieux six mois après le début du contact de retard de paiment pour que le conseil d'administration puisse déclarer l'inéligibilité de ce pays aux programmes du FMI.

Bons du Trésor
Un défaut sur le paiment de sa dette publique à court terme semble peu probable du fait de l'intérêt des acheteurs nationaux.

Banques
Les banques grecques ont actuellement besoin du soutien de la BCE pour pouvoir fonctionner. La BCE pourrait en effet décider de couper l'accès des banques grecques à l'Eurosystème et ainsi provoquer dans le pays un manque de liquidité tel qu'il contraindrait le gouvernement à émettre sa propre monnaie. Mais serait-il vraiment dans l'intérêt de la BCE de ne pas garder le système financier grec opérationnel, même après un défaut?



Fed - Source www.markit.com  

 


 

20 avril 2015

Remontée des taux d'intérêt aux Etats-Unis

L'indice des prix à la consommation (IPC) aux Etats-Unis s'est replié de 0,1% mais l'inflation structurelle s'est accélérée pour atteindre 1,8%, son plus haut niveau sur les cinq derniers mois.

L'inflation structurelle se rapproche d'ailleurs progressivement de l'objectif de la Réserve Fédérale de 2% et ranime donc les inquiétudes sur une prochaine hausse des taux d'intérêt aux Etats-Unis.

Certains membres du Federal Open Market Committee (FOMC: organe de la Fed en charge de la politique monétaire) ont récemment déclaré qu'ils jugeaint approprié de commencer à remonter les taux d'intérêt en juin. La Présidente de la Fed, Janet Yellen, a souligné de son côté que la Fed attendait juste un signe de confirmation que l'inflation se dirigerait vers le taux cible de 2% pour démarrer ce processus de hausse des taux.

Cela dépendra en partie du rythme de la croissance économique des mois à venir. Et même si la croissance économique montre des signes de reprise à nouveau ce second trimestre, la hausse des taux pourrait être retardée par la réduction des coûts d'importation qui devrait peser sur l'inflation ces prochains mois.



taux-FED-BCE Source www.france-inflation.com   

 


 

7 avril 2015

 

Aux Etats-Unis, les conditions économiques continuent de s'améliorer. 

Quel impact sur la politique de la Fed?

"Avec une poursuite de l'amélioration des conditions économiques, une hausse des taux d'intérêt pourrait être justifiée plus tard cette année" déclarait Janet Yellen, Présidente de la Fed, le 27 mars dernier. "L'actuelle voie suivie par la politique monétaire pourrait évoluer au gré des conditions économiques et le processus de durcissement monétaire pourrait s'accéler, ralentir, marquer une pause, voire prendre une direction opposée en fonction des développements actuels et attendus de l'activité réelle et de l'inflation."

 


Si la reprise aux Etats-Unis se poursuit, pourquoi la Fed serait-elle tentée de remonter les taux? Pourquoi la Fed prendrait-elle le risque de rendre le financement de la croissance et de l'investissement plus difficile?

"Je prévois que le PIB augmente plus vite que son potentiel dans les trimestres à venir, favorisant ainsi le taux d'emploi et la baisse du taux de chômage" ajoutait Janet Yellen. L'enjeu de la politique monétaire de la Fed dans les mois à venir sera donc de limiter le risque d'apparition d'une bulle inflationniste sans pour autant détériorer les conditions économiques.

John Williams, Président de la Fed de San Francisco, annonçait à son tour le 22 mars dernier: "Je pense que d'ici le milieu d'année, ce sera le moment d'avoir une discussion pour relever les taux d'intérêt", en précisant qu'il faudrait du temps avant que la politique de la Fed crée un réel frein à la croissance.



Même Dennis Lockhart, Président de la Fed d'Atlanta, réfractaire de la relève des taux, déclarait pour la première fois dans une interview donnée au New York Times le 25 mars dernier, qu'il voterait pour la relève des taux d'ici septembre.



Allemagne Grèce - Source www.lesnewseco.fr   

 


 

23 mars 2015

Grèce: le mini sommet européen a-t-il fait bouger les lignes?

La chancelière allemande, leader incontestable de l'Europe, aurait-elle lancé une bouée de sauvetage à Alexis Tsipras?

L'intervention d'Angela Merkel jeudi 19 mars, s'élevant au-dessus des querelles entre la Grèce et l'Allemange (demande de réparation de guerre côté Athènes), a montré qu'elle était capable d'imposer une certaine unité et direction au sein de la zone Euro. Et la chancelière allemande semble déterminée à maintenir la Grèce au sein de la zone Euro. "Si l'Euro échoue, l'Europe échoue" a-t-elle confiée aux législateurs allemands avant de se rendre à Bruxelles. "L'Euro est plus qu'une monnaie".

Cette perspective d'apaisement devrait se poursuivre avec le rendez-vous entre Alexis Tsipras et Angela Merkel, sur invitation de cette dernière, à Berlin, ce lundi 23 mars.

Mais rappelons que cette intervention ne change en rien les défis que devront relever Alexis Tsipras et Yanis Varoufakis dans les semaines à venir. "L'accord du 20 février est toujours valide et ce dans son intégralité" annonçait Angela Merkel à l'issue du sommet.

Peut-être que cette intervention aura fait gagner un peu de temps et de marge de manoeuvre aux dirigeants grecs mais elle n'aura en rien résolu leur dilemme: ils restent partagés entre les exigences populistes de leurs partisans, les exigences économiques de l'Union Européenne et les exigences financières immédiates du système financier grec.



 BCE - Source AFP photo - Daniel Roland  

 


 

16 mars 2015

Début opérationnel de la politique d'assouplissement quantitatif en zone Euro

La BCE a lancé lundi 9 mars le rachat d'obligations souveraines dans le cadre de sa politique d'assouplissement quantitatif (QE) annoncée le 22 janvier dernier afin de relancer l'inflation dans la zone Euro. Ce programme a pour objectif de permettre à la zone Euro de se rapprocher d'un taux d'inflation proche de 2%.

Quels effets attendus?
Dynamiser à nouveau l'économie des pays de la zone Euro en favorisant l'investissement, donc la reprise et l'accélération de l'inflation suite à un afflux de liquidité sur les marchés.
Favoriser la distribution des crédits avec la baisse des taux.
Renchérir les importations et dynamiser les exportations avec la dépréciation de l'euro contre le dollar.

Quels effets secondaires?
Retarder les réformes nécessaires que les Etats européens doivent entreprendre.
Créer de l'instabilité financière avec l'apparition de bulles sur les marchés.
Donner une illusion de prospérité en déconnectant la sphère financière de la sphère réelle.

Le risque d'un trop grand succès?
Plusieurs membres du conseil des gouverneurs de la BCE ont fait part de leurs préocuppations quant aux effets de la politique de QE. Même Ewald Nowotny, économiste chevronné et gouverneur de la Banque centrale d'Autriche pose la question des conséquences d'une économie avec des taux d'intérêt négatifs. Ewald Nowotny a annoncé la semaine dernière craindre un "trop grand succès" du programme de QE de la zone Euro. Cette action pousserait selon lui davantage les taux d'intérêt en territoire négatif: "Je ne suis pas certain que l'on comprenne bien l'impact des taux négatifs".



Greece Letter to Eurogroup   

 


 

9 mars 2015

Le Ministre des Finances grec Yanis Varoufakis a adressé vendredi 6 mars au Président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem une lettre détaillant les sept réformes que compte entreprendre Athènes.

Cette lettre marquerait-elle un assouplissement de la position de la Grèce qui avait jusqu'à présent refusé de discuter de la mise en oeuvre des réformes avec la Troïka?
En effet, Yanis Varoufakis semble vouloir montrer à travers cette lettre que la Grèce ne souhaite pas attendre jusqu'au mois d'avril pour commencer les discussions.

La fin des rumeurs sur le "Grexit"?
Le Président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem a répondu favorablement à cette demande d'Athènes d'engager des discussions techniques avec les Institutions sur la base d'une première série de réformes.

Cette lettre sera discutée par Jeroen Dijsselbloem, Yanis Varoufakis ainsi que les autres Ministres des Finances de la zone Euro lors de la réunion Eurogroupe qui aura lieu à Bruxelles ce jour-même.



Yields - Factest Data - Source Quartz   

 


 

2 mars 2015

L'accord de la semaine dernière est-il un échec pour la Grèce?

Si vous ne l'avez pas encore fait, nous vous recommandons la lecture du point de vue de l'économiste américain James Galbraith sur l'accord, d'une validité de quatre mois, entre la Grèce et l'Europe.

Il ne s'agissait pas d'espérer un accord qui libère la Grèce de ses engagements. Il n'existe en effet pas d'accord de prêt sans conditions d'engagement en contrepartie. La seule issue possible de cette première manche dans les négociations était un accord sous conditions, ou pas d'accord du tout. Le choix devait être fait avant le 28 février, date à laquelle le soutien de la BCE pour les banques grecques arrivait à son terme. L'absence d'accord aurait signifié la faillite bancaire, le défaut de la Grèce et la sortie de la zone Euro. Syriza n'a pas été élu pour faire sortir la Grèce de l'Europe. En conséquence, afin de respecter les engagements électoraux, la relation entre Athènes et l'Europe devait être "prolongée", d'une manière acceptable pour tous.

Mais que s'agissait-il de prolonger au juste?
Prolonger le plan de sauvetage? Prolonger le programme actuel? Prolonger l'accord de prêt? En bref, le "Master Financial Assistance Facility Agreement" (MFFA) est prolongé mais les engagements sont à revoir.

Le nouvel accord permet à Syriza de remplacer le programme d'austérité de la Troïka par un ensemble de réformes de son choix.



Pourtant comme Paul Krugman, prix Nobel d'économie 2008, l'observe dans les colonnes du New York Times de vendredi dernier, de nombreux médias se sont précipités à adopter un récit beaucoup moins nuancé selon lequel la Grèce aurait subi une défaite totale dans les négociations. 

Un désastre? Qu'est-ce que signifie cette rhétorique omniprésente de l'échec? Car au moins provisoirement, la Grèce semble bien avoir acheté du temps pour rechercher un accord plus long terme et probablement avancer dans une négociation pour la mise en place d'obligations indexées sur la croissance nominale.

 

Banque centrale de Grèce à Athènes - Photo Louisa Gouliamaki   

 


 

23 février 2015

La bataille de la dette grecque

La Grèce et la zone Euro ont conclu vendredi 20 février à l'équivalent d'une lettre d'intention. Il est important de comprendre ce que ce document est et ce qu'il n'est pas. Il ne s'agit pas d'un accord définitif.

Compromis ou concessions? 
Avec cet accord, le nouveau gouvernement Tsipras ne pourra pas tenir les promesses qu'il avait faites ces derniers mois au pleuple grec. Si l'aide financière internationale est bien prolongée de quatre mois, le compromis négocié prévoit toujours un conrôle extérieur de la gestion des finances publiques, même si la "troïka", peu appréciée par une bonne partie de la population grecque, est désormais désignée par les "institutions".

Un accord non définitif
La Grèce doit soumettre une liste de propositions détaillées de réformes structurelles d'ici lundi soir. Si ces mesures ne sont pas suffisantes, une autre réunion de l'Eurogroupe pourrait être programmée mardi. Rappelons également que cette extension nécessite l'approbation des 19 pays représentés dans l'Eurogroupe. De plus de nombreux détails ne figureraient pas dans cet accord, comme les hausses d'impôt, baisses de pensions, etc.

Des issues incertaines
L'inexpérience du gouvernement Syriza ne jouera-t-elle pas contre eux, notamment dans l'évaluation du temps nécessaire pour appliquer les réformes structurelles en question?



General-Secretary-of-NATO-16022012   

 


 

16 février 2015

Accords avec la Grèce: l'Europe aurait-elle plus à perdre que de l'argent?

Avec la guerre en Syrie à l'est, l'échec de l'Etat lybien au sud, le cessez-le-feu en Ukraine au nord et les tensions entre Israël et ses voisins, la Grèce en tant que membre de l'OTAN, avec ses nombreux ports sur la Méditérranée orientale, retrouve toute son importance.

"On devrait se demander si l'Europe, les Etats-Unis et l'OTAN pourraient vraiment se permettre de laisser se créer un vide sécuritaire et un trou noir dans une région critique" écrivait le professeur Thanos Dokos, directeur général de la fondation ELIAMEP (Fondation hellénique pour la politique européenne et étrangère), l'équivalent grec de l'IFRI (Institut Français des Relations Internationales).



Volatilité Obligations europénnes  

 


 

9 février 2015

La BCE a déclaré mercredi 4 février suspendre le régime de faveur dont bénéficiaient les banques grecques qui leur permettait d'emprunter de l'argent auprès de la BCE avec des garanties inférieures à ce qu'elle exige habituellement.

Mario Draghi précipiterait-il la sortie de la Grèce de la zone Euro?

En pratique, cette décision ne remet pas en question la capacité des banques hellènes à disposer des liquidités. Les banques grecques pourront en effet toujours se refinancer auprès de la BCE, mais à un taux plus élevé et avec un risque porté seulement par la banque de Grèce.

Quel est donc ce message envoyé par la BCE et à qui s'adresse-t-il vraiment?

C'est un message adressé au gouvernement d'Alexis Tsipras: il faut pousser les Grecs à trouver un accord avec la BCE. Mais ce message ne serait-il pas également destiné aux Allemands? D'une part en se rangeant au côté d'Angela Merkel, l'Allemagne devrait accorder un peu de répit à la BCE. D'autre part, la décision annoncée par Mario Draghi de fermer partiellement le robinet des liquidités bancaires à la Grèce ne serait-elle pas un appel du pied à Berlin: nous sommes proches de voir l'effondrement du système bancaire grec et sa sortie de la zone Euro, est-ce vraiment ce que vous vouliez?

Feds Balance Sheet  

 


 

26 janvier 2015

Après deux ans et demi d'attente, l'assouplissement quantitatif (QE) annoncé jeudi 22 janvier par la BCE est bien différent du QE entrepris par la Fed pendant et après la crise financière de 2008. L'action européenne intervient à la suite des programmes de la Fed et apparaît comme une tentative européenne pour faire face à une économie complexe.

Aux Etas-Unis, le QE a été controversé et l'est toujours. Mais regardons les résultats. Cela a fonctionné.

La BCE va acquérir plus d'un milliard de dettes souveraines. Leur méthode de répartition est très différente de celle de la Fed. La BCE doit faire face à des dettes souveraines de différents pays, qui ont des niveaux de solvabilité différents, de la Grèce à l'Allemagne. Les taux d'intérêt des dettes des pays les mieux notés dans la zone Euro sont déjà proches de zéro. Le QE annoncé par la BCE ne diminuera pas plus les taux d'intérêt. Ils sont déjà à zéro ou proche de zéro.

Alors à quoi va servir le QE?
Il va permettre de financer les promesses que les gouvernements de la zone Euro ne pourront sinon pas tenir. C'est un mécanisme circulaire.

Alors pourquoi un QE en Europe?
Parce que le QE en Europe pourrait donner une impulsion positive à la croissance économique par un mécanisme d'inflation des actifs financiers qui conduirait alors à plus d'inflation dans l'économie réelle et à sortir l'Europe d'un scénario japonais. L'inflation est effectivement nécessaire pour stimuler un minimum la consommation des ménages et l'investissement des entreprises; la déflation crée au contraire un grippage généralisé.



 Fin Cook Global Allocation 190115  

 


 

19 janvier 2015

La perspective de rachat d'obligations européennes gouvernementales par la BCE a stimulé à la hausse les marchés des actions de la zone Euro (EuroStoxx 50 +5,24%).

Le coup de tonnerre provoqué jeudi 15 janvier par la Banque Nationale Suisse en abandonnant le cours plancher du Franc Suisse a sonné comme une confirmation de cette perspective. Ainsi que l'a rapporté le magazine Der Spiegel, le Président de la BCE, Mario Draghi a présenté mercredi 14 janvier à la chancelière Angela Merkel et son ministre des finances Wolfgang Schaüble une version adaptée de son programme d'assouplissement monétaire: chaque banque centrale nationale de la zone Euro achèterait et détiendrait des dettes de son propre pays.